Un responsable américain a félicité le Maroc pour une fête nationale, mais son message ne se limite pas à une simple courtoisie diplomatique. Il pose les bases d'une feuille de route entre les deux pays.
Selon Barlamane, Massad Boulos — conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines — a publié le 30 juillet un message de félicitations au roi et au peuple marocain à l'occasion de la fête du Trône. Dans ce message, le responsable américain ne se contente pas de souhaits : il promet un approfondissement de la relation bilatérale, qu'il qualifie de « partenariat stratégique ».
Le message cite quatre domaines précis où les États-Unis entendent rester un « partenaire de confiance » : l'énergie, l'intelligence artificielle, les minéraux critiques et la défense. Ces secteurs ne sont pas choisis au hasard : ils correspondent à des priorités stratégiques américaines et marocaines. Le Maroc et Washington sont par exemple liés depuis 2006 par un accord de libre-échange, et organisent chaque année l'exercice militaire African Lion, que le Pentagone présente comme le plus important en Afrique.
Pourquoi parler de « 250 prochaines années d'amitié » ? La référence renvoie à un fait historique : dès 1777, le sultan du Maroc reconnut l'indépendance des jeunes États-Unis, et un traité d'amitié signé en 1786 est toujours en vigueur — c'est le plus ancien traité diplomatique américain. Les propos de Massad Boulos ancrent donc la coopération future dans cette histoire longue.
Le message n'évoque pas directement le Sahara occidental, mais la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur ce territoire date de décembre 2020. Quant à Massad Boulos, ce proche de la famille Trump — qui n'est pas un diplomate de carrière — a été nommé fin 2024 et suit notamment des médiations en Afrique.




