Les touristes internationaux changent leurs habitudes de voyage, et deux villes marocaines en profitent directement.
Entre mars et avril 2026, le taux d'occupation des hôtels a bondi de 9,9 points à Tanger et de 7,5 points à Agadir par rapport à la même période en 2025, selon une étude du cabinet McKinsey & Company rapportée par Barlamane. C'est Tanger qui connaît la plus forte hausse parmi toutes les destinations étudiées, devant Alicante (+8 points) et Agadir elle-même en troisième position, dépassant Marbella (+7,1 points).
Pourquoi ce changement ? L'étude, intitulée « Comment le conflit dans le Golfe redessine la carte mondiale des voyages », explique que l'instabilité géopolitique pousse les voyageurs à revoir leurs itinéraires. Ils se tournent vers des destinations jugées plus sûres, souvent plus proches de leur pays de départ, et dont les liaisons directes, la souplesse des réservations et les prix sont avantageux. En parallèle, les grands aéroports du Moyen-Orient ont perdu 5,1 millions de passagers internationaux en transit sur la même période, soit une baisse de près de 53 %.
Une enquête de McKinsey auprès de consommateurs italiens montre que 74 % prévoyaient de voyager durant l'été 2026, mais que 63 % n'avaient pas encore finalisé leurs réservations au moment de l'étude. Parmi eux, 56 % disent que la situation géopolitique a modifié leurs projets, mais seulement 3 % ont annulé un voyage. La plupart (24 %) préfèrent juste attendre pour décider. Aujourd'hui, la sécurité est devenue un critère plus important que le prix ou la commodité pour choisir une destination. Entre 60 % et 70 % des personnes interrogées aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Allemagne déclarent aussi revoir leurs voyages des prochains mois à cause de la situation au Moyen-Orient.




