Depuis le début de cette guerre, les alliés traditionnels des États-Unis ont choisi de rester en retrait. Aujourd'hui, un accord surprise entre Américains et Iraniens pourrait tout faire basculer, au grand dam de l'Europe et du Golfe.

Selon une chronique du média Aujourd'hui le Maroc, Donald Trump a demandé l'aide militaire et politique de ses alliés européens et des pays du Golfe dès le début de la guerre contre l'Iran. Mais ces deux groupes ont refusé de s'engager, expliquant que cette guerre avait été lancée sans les consulter — ce qui a créé de l'amertume côté américain.

Concrètement, cela signifie que l'Union européenne (UE) et le Conseil de Coopération du Golfe (CCG) appellent régulièrement à un retour à la négociation diplomatique et à un cessez-le-feu. Mais en pratique, ils ne participent pas aux opérations militaires.

Pour les pays du Golfe, la situation est particulièrement étrange : ils sont massivement ciblés par l'armée iranienne alors qu'ils n'ont ni déclenché la guerre ni participé à ses combats. Résultat, ils ont immédiatement soutenu la médiation pakistanaise qui a émergé pour tenter de trouver une issue.

Mais selon la même source, la donne vient de changer. Dans le cadre de l'entente américano-iranienne négociée par le Pakistan, le régime iranien a compris que l'empressement de Donald Trump à signer un accord-cadre équivalait à lui offrir le contrôle du détroit de Hormuz. Conséquence : l'Iran pourrait imposer une taxe de péage à tout le trafic maritime international empruntant cette route stratégique.

Cette posture iranienne et l'ambiguïté américaine dérangent particulièrement les Européens et les pays du Golfe, surtout lorsque Donald Trump déclare que l'économie américaine ne dépend pas de ce détroit — contrairement à l'Europe et à l'Asie.