Annulé en avril à cause des tensions au Moyen-Orient, le Grand Prix de Bahreïn de Formule 1 se tiendra finalement sur le circuit de Sepang, en Malaisie, du 2 au 4 octobre. Un coup de théâtre logistique qui illustre comment la géopolitique peut chambouler le calendrier sportif.

Le conflit qui oppose les États-Unis à l'Iran ces dernières semaines a contraint les instances à renoncer à organiser une course dans le Golfe, comme initialement envisagé, selon Challenge. La Formule 1 et la Fédération internationale de l'automobile (FIA) ont annoncé dimanche 26 juillet, en marge du Grand Prix de Hongrie, que le gouvernement malaisien a donné son accord pour accueillir l'épreuve.

Ce Grand Prix portera un nom peu commun : « Gulf Air Grand Prix de Bahreïn en Malaisie ». Manama — la capitale bahreïnie — prend en charge une grande partie des frais d'organisation sur un circuit qui n'est pas le sien. Un arrangement rare, rendu possible par la proximité géographique de la Malaisie avec Singapour (qui accueille un Grand Prix le 11 octobre) et par l'expérience du circuit de Sepang. Ce dernier a déjà organisé 19 Grands Prix de F1 entre 1999 et 2017, ainsi que des courses de MotoGP, ce qui rassure les instances sur sa capacité à monter un événement en urgence.

L'incertitude plane encore sur les deux dernières courses de la saison, prévues au Qatar et à Abu Dhabi fin novembre-début décembre. Selon des sources proches de la FIA, elles pourraient être annulées et remplacées par deux Grands Prix consécutifs à Las Vegas, ou par une ou deux courses en Europe, sur les circuits d'Imola (Italie) ou de Portimao (Portugal).