À l'approche des élections législatives prévues en septembre, le Maroc s'offre un nouveau cadre légal. Des règles inédites pourraient changer le visage du prochain Parlement, avec une attention particulière portée aux jeunes et aux femmes.

Concrètement, que se passe-t-il ? Le Parlement a adopté, fin 2025, trois textes qui touchent à la fois aux députés, aux partis politiques et aux listes électorales. Le but annoncé : moraliser la vie parlementaire et rendre les prochaines élections plus transparentes, du dépôt des candidatures jusqu'au jour du vote, selon les informations rapportées par Aujourd'hui le Maroc.

L'une des nouveautés les plus marquantes concerne la candidature. Le texte prévoit d'interdire de se présenter aux personnes poursuivies pour des crimes ou condamnées par la justice, ainsi qu'à celles qui ont été révoquées de leurs fonctions représentatives. C'est une mesure qui vise à assainir le paysage politique.

Côté cumul des mandats, la règle évolue aussi. La possibilité de cumuler son poste de député avec la présidence d'un conseil préfectoral, provincial ou communal de plus de 300 000 habitants est rouverte — une option qui avait été fermée lors des élections de 2021.

Un autre volet du dispositif s'attaque aux partis politiques. Pour créer un parti, il faudra désormais réunir au moins 12 membres fondateurs, représentant toutes les régions du Royaume, avec un minimum de quatre femmes. Le nombre de membres nécessaire est fixé à 2 000. Cette mesure vise à encourager la participation des jeunes et des femmes dans la création de nouvelles formations politiques.

Enfin, le texte évoque une meilleure gestion du financement des partis, afin de leur permettre de suivre les évolutions de la société.

En résumé, ces nouvelles lois dessinent un cadre plus strict et plus inclusif pour les prochaines échéances électorales. Les jeunes et les femmes sont clairement mis en avant, mais la porte est aussi ouverte à plus de rigueur dans le fonctionnement des partis et des candidatures.