La région de l'Est marocain attire les convoitises. Le ministère de l'Énergie et des Mines vient de relancer un appel à concurrence pour attribuer des permis d'exploration et d'exploitation minière sur un territoire qui s'étend désormais sur près de 27 000 km².

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement tente d'attirer des investisseurs dans cette zone. Selon Médias24, le ministère a élargi le dispositif par rapport à la version précédente de l'appel d'offres. Concrètement, 1 276 zones minières sont désormais proposées aux candidats.

Mais les choses ont changé : les entreprises qui postuleront devront désormais respecter des engagements sociaux et environnementaux plus stricts. Cela signifie que l'obtention d'un permis ne dépendra pas seulement de la capacité à extraire des minerais, mais aussi de l'impact sur les communautés locales et l'environnement. Une manière pour les autorités de répondre aux critiques fréquentes sur les conséquences de l'exploitation minière dans les zones rurales.

L'objectif est clair : attirer des repreneurs sérieux pour dynamiser une région qui recèle potentiellement des ressources, mais qui peine à décoller économiquement. Le détail des zones concernées et les conditions précises de l'appel d'offres n'ont pas été rendus publics intégralement, mais le ministère semble vouloir faire monter les enchères en mettant sur la table un nombre record de permis.