Les tensions au Moyen-Orient s'aggravent, mais le prix du pétrole ne s'emballe pas. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) explique pourquoi, et pourquoi cela pourrait changer.
Quand on parle de conflit au Moyen-Orient, on pense tout de suite au pétrole. Pourtant, pour l'instant, les marchés pétroliers restent calmes. Selon Médias24, qui rapporte les propos de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), les marchés sont « relativement résilients » malgré l'aggravation des tensions et les menaces qui pèsent sur deux détroits stratégiques : Ormuz et Bab el-Mandeb.
Ces deux passages sont essentiels pour le transport du pétrole. Ormuz, entre l'Iran et la péninsule arabique, voit passer une grande partie du brut de la région. Bab el-Mandeb, près du Yémen, est un autre point de passage clé. Si l'un des deux était bloqué, l'approvisionnement mondial serait perturbé.
Mais pour l'heure, l'AIE observe que les marchés tiennent bon. Cela ne veut pas dire que le danger est écarté : l'agence précise que cette résistance est valable « pour l'instant », sous-entendant que la situation peut changer rapidement si les tensions s'intensifient ou si un passage est effectivement menacé.
Ce constat est important pour le Maroc, importateur de pétrole : des prix stables aujourd'hui ne garantissent pas que les choses resteront ainsi demain. L'évolution dépendra de ce qu'il se passe réellement dans la région.




