La diplomatie marocaine vient d'enregistrer un nouveau soutien de taille en Amérique latine. La Colombie a officiellement gelé sa reconnaissance de la « rasd » et réaffirmé son appui à la souveraineté du Maroc sur son Sahara.

Pour comprendre l'importance de cette annonce, il faut rappeler que la « rasd » (République arabe sahraouie démocratique) est une entité autoproclamée, non reconnue par l'ONU comme État membre. Le Maroc, lui, contrôle la majeure partie du Sahara et le considère comme son territoire, un point de vue soutenu par plusieurs puissances internationales.

Selon Challenge, le ministère colombien des Relations extérieures a publié lundi un communiqué indiquant que Bogota a réexaminé « de manière souveraine » sa position, prenant acte que la « rasd » n'est pas reconnue par les Nations Unies. La décision implique qu'il n'y aura plus de contacts politiques ou diplomatiques avec cette entité, plus d'échanges de missions, ni de soutien dans les enceintes multilatérales, y compris à l'ONU, où la Colombie siège actuellement comme membre non permanent du Conseil de sécurité.

Cette réorientation est présentée comme un renforcement du « partenariat stratégique » entre la Colombie et le Maroc, un partenaire « depuis près de cinquante ans ». Elle s'inscrit dans une volonté de « revitaliser » leurs relations, avec un potentiel de coopération dans des domaines aussi variés que le commerce, les investissements, le tourisme, la sécurité alimentaire ou encore le développement portuaire.

Pour le Maroc, c'est un symbole fort : la Colombie avait reconnu la « rasd » sous le précédent gouvernement, et ce revirement marque un nouveau recul diplomatique pour les séparatistes. Cette annonce fait suite à la participation du ministre marocain des Affaires étrangères à l'investiture du président colombien en août dernier, un signe du rapprochement entre les deux pays.

Reste à voir si d'autres nations suivront cet exemple, alors que le dossier du Sahara continue de diviser la communauté internationale.