Chaque année, le Maroc renoue avec un rituel séculaire : des représentants de tout le pays viennent réaffirmer leur loyauté au roi. Cette année, la cérémonie s'est tenue à Tétouan, à l'occasion du 27e anniversaire de l'intronisation de Mohammed VI.
La fête du Trône, comme on l'appelle au Maroc, est l'un des moments forts du calendrier national. Elle commémore l'arrivée au pouvoir du souverain, et c'est l'occasion pour les différentes composantes du pays de réaffirmer leur attachement à la monarchie. Cette année, la cérémonie d'allégeance s'est déroulée dans la ville de Tétouan, dans le nord du pays.
Selon Médias24, qui a rapporté l'événement, les représentants des douze régions du Royaume ont participé à cette cérémonie, accompagnés des walis et gouverneurs — des hauts fonctionnaires qui représentent l'État dans les provinces. Ils ont ainsi « renouvelé leur allégeance au Souverain », un geste symbolique fort qui montre que les liens entre le palais et les territoires restent solides.
Pour le profane, l'allégeance est un acte traditionnel qui remonte à des siècles : ceux qui prêtent allégeance s'engagent publiquement à respecter et servir le roi, en échange de sa protection et de sa sollicitude. C'est un moment de communion entre le trône et le peuple, souvent marqué par des discours, des prières et des festivités dans tout le pays.
Cette cérémonie, bien que protocolaire, revêt une importance particulière après 27 ans de règne. Elle réaffirme la continuité de l'institution monarchique et l'unité nationale, tout en rappelant que chaque région du Maroc, de Tanger au Sahara, est représentée dans cet acte de fidélité.
Le choix de Tétouan, une ville chargée d'histoire, n'est pas anodin : il s'inscrit dans une tradition de cérémonies organisées dans différentes villes du royaume, démontrant ainsi que la monarchie est présente sur tout le territoire.
Au final, au-delà du protocole, cet événement est un rappel simple de ce qui fédère le Maroc : une monarchie respectée et des régions unies autour de son souverain.




