Le Maroc est l'un des pays africains les plus avancés dans le développement des énergies renouvelables, selon un nouveau rapport. Mais il y a un hic : le pays continue de compter fortement sur le charbon.
D'après Barlamane, un rapport de la Chambre africaine de l'énergie (CAE), basé sur des données de S&P Global, dresse un état des lieux de l'énergie en Afrique pour 2026. Le Maroc y apparaît comme un marché prometteur, notamment pour l'électricité verte.
Concrètement, le Maroc se classe au troisième rang africain pour la puissance renouvelable attribuée via des appels d'offres publics : 3,47 gigawatts (GW), derrière l'Afrique du Sud (9,01 GW) et le Nigeria (4,21 GW). Attention, cela ne signifie pas que toutes ces capacités sont déjà construites – certaines sont encore des projets. Le rapport souligne aussi que le Maroc fait partie des trois principaux pôles africains pour les contrats privés d'achat d'électricité, avec l'Afrique du Sud et l'Égypte. Environ 11 GW ont été sécurisés de cette manière sur tout le continent, et ces trois pays concentrent l'essentiel.
Le pays bénéficie également d'une interconnexion électrique avec l'Espagne, dont la capacité doit passer de 1 400 à 2 100 MW. Un projet gazier à Tendrara, d'une valeur de 283 millions de dollars, est aussi en cours. Sur le plan des prix, le coût de l'électricité solaire au Maroc est compétitif : entre 32 et 67 dollars par MWh, contre 73 dollars par MWh au Royaume-Uni.
Pourtant, le rapport relève une fragilité : le Maroc reste dépendant du charbon pour une partie de sa production d'électricité. Plusieurs projets restent aussi à l'état de prévision, sans certitude de réalisation. En bref, le Maroc avance vite sur les renouvelables, mais n'a pas encore réussi à se passer entièrement des énergies fossiles.




