Ce n'est pas encore une mine, mais un pari. Une société canadienne, Silver Hammer Mining Corp., vient de signer un accord pour prendre le contrôle des droits miniers d'Akka, une ancienne mine d'argent au Maroc. Mais rien n'est acquis : le projet est soumis à des conditions précises, et le potentiel réel du site reste à démontrer.

Selon Barlamane, qui a rapporté l'information, la transaction prévoit que la future société, Silver Frontier Mining Corp., puisse acquérir jusqu'à 75 % des droits sur la mine d'Akka et ses permis associés. Mais cet achat n'est pas immédiat : il est conditionné à plusieurs étapes, comme la publication de ressources minières certifiées dans un délai de cinq ans, et l'accès à une installation de traitement du minerai déjà autorisée.

Pour l'instant, aucune ressource ni réserve n'a été officiellement chiffrée selon les normes canadiennes. Le document publié par Silver Hammer ne donne pas non plus de détails sur les investissements nécessaires au Maroc. Tout cela signifie que la valeur des actifs marocains reste pour l'instant une hypothèse, pas une certitude.

Le portefeuille comprend l'ancienne mine d'Akka, des concessions, des permis, des zones de stocks minéralisés, des droits de surface et des équipements. Mais l'élément clé est la possibilité d'acquérir, dans les douze mois suivant l'accord, 75 % d'une unité de traitement déjà en activité. C'est ce qui distingue ce projet d'un simple permis d'exploration : il a une dimension industrielle potentielle. Mais le chemin est encore long avant de savoir si ce potentiel se concrétisera.