Le Maroc ne veut plus être le bouc émissaire des crises migratoires qui secouent l'Europe. Dans un message ferme, Rabat répond aux critiques et défend son action, tout en pointant du doigt l'origine du problème.
Selon Médias24, qui a relayé deux dépêches de l'agence MAP diffusées lundi, une source gouvernementale marocaine a déclaré : « Nous ne sommes ni le gendarme ni le concierge de l'Europe ». Cette formule choc résume la position de Rabat dans la crise actuelle autour de Sebta, l'enclave espagnole au nord du Maroc.
Concrètement, le Maroc refuse d'assumer la responsabilité de cette crise. Selon la même source, l'origine du problème viendrait de la décision d'un juge espagnol, sans que l'on sache précisément laquelle. Rabat estime donc que l'Europe doit cesser de considérer comme acquise la coopération marocaine en matière de contrôle migratoire.
Pour appuyer son argument, la source gouvernementale avance un chiffre : en cinq ans, les efforts marocains auraient permis d'empêcher 360 000 tentatives d'immigration. Un bilan qui contraste avec les critiques récentes et que Rabat brandit comme une preuve de son implication.
En clair, ce message vise à rappeler à l'Europe que la gestion des frontières est une responsabilité partagée, et que le Maroc ne peut pas être tenu pour seul responsable des pressions migratoires. La crise de Sebta illustre les tensions récurrentes entre Rabat et Madrid sur cette question sensible.




