Un ressortissant français, activement recherché par les autorités de son pays, a été arrêté à Marrakech grâce à un simple contrôle d'empreintes digitales.
Les services de police marocains ont annoncé, vendredi 28 août, l'interpellation d'un homme de 34 ans, jeudi 27 août, à Marrakech. Cet homme était visé par un mandat d'arrêt international émis par la France. Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), cité par Barlamane, son identification a été possible grâce au relevé de ses empreintes digitales, confronté aux fichiers d'Interpol.
Ce contrôle a révélé que l'homme faisait l'objet d'une « notice rouge » d'Interpol, c'est-à-dire une demande d'arrestation provisoire en vue d'une extradition, émise à la demande du bureau central national de Paris. Il est soupçonné d'avoir des liens avec un réseau criminel actif dans le trafic international de drogues entre l'Espagne et la France.
Placé en garde à vue sur instructions du parquet compétent, le suspect attend la suite de la procédure. Le bureau central national Interpol de Rabat a été chargé d'informer son homologue français, dans la perspective d'une extradition, dont le calendrier n'a pas été précisé.
Cette affaire illustre, selon la DGSN, l'engagement des autorités marocaines dans la coopération sécuritaire internationale, notamment dans la traque des criminels recherchés à l'échelle mondiale. Le royaume est en effet un point de passage fréquent pour les réseaux de stupéfiants qui opèrent entre la péninsule Ibérique et l'Europe occidentale.
Concrètement, cette interpellation montre comment les contrôles de routine, généralisés aux postes-frontières et lors des patrouilles, permettent de mettre la main sur des individus fichés par Interpol. Pour le citoyen lambda, c'est la démonstration que les autorités marocaines collaborent étroitement avec leurs homologues étrangers pour lutter contre le crime organisé, au-delà des frontières.




