Les partis politiques marocains semblent plus occupés à recruter des candidats qu'à élaborer des programmes. Alors que le scrutin approche, plusieurs formations s'arrachent des figures locales, laissant peu de place aux débats de fond sur l'avenir du pays.
Selon Barlamane.com, ce phénomène n'est pas nouveau. Il porte même un nom, emprunté au football : le « mercato ». Concrètement, il s'agit du fait que des élus locaux ou des personnalités changent de parti politique peu avant les élections. D'après le média, cette pratique serait devenue « la première méthode de recrutement des candidats », avant même le travail sur les idées et les projets.
L'un des exemples récents de ce mercato a été donné par un parti de la majorité. Le média rapporte que ce dernier a annoncé l'arrivée de deux figures importantes, dont le président de la région de Dakhla-Oued Eddahab. En réaction, le chef d'un autre parti de la coalition a ironisé, affirmant que « nous ne sommes pas dans un mercato », une pique qui montre les tensions entre alliés.
Ce jeu de chaises musicales pose une question de fond : où sont les programmes ? Barlamane.com note qu'à huit semaines du vote, aucune grande formation n'a présenté de projet chiffré pour le pays. Pourtant, des échéances majeures se profilent, comme l'horizon 2030, qui représente à la fois des espoirs et des défis. Mais pour l'instant, le débat public reste centré sur les ralliements et les départs, plutôt que sur des propositions concrètes pour les citoyens.




