Un réseau de trafic de cocaïne utilisait les transports en commun pour faire passer la drogue. La police a démantelé une partie du système en flagrant délit.

Imaginez un bus de ligne ordinaire, qui relie Tanger à Al Hoceïma. Selon une source judiciaire citée par Aujourd'hui le Maroc, ce véhicule servait en réalité à transporter de la cocaïne jusqu'à la ville. Samedi dernier, la police judiciaire a surpris le receveur de l'autocar — celui qui collecte les billets — en train de remettre un paquet de drogue à une femme, à l'intérieur même d'une agence de vente de billets de voyage à la gare routière d'Al Hoceïma. Les deux ont été arrêtés sur-le-champ.

Ce qui a attiré l'attention des enquêteurs, c'est un mode opératoire particulier : utiliser un transport public régulier pour acheminer la drogue, en se fondant dans le flot des voyageurs. Les policiers avaient suivi les déplacements du receveur après avoir reçu des informations sur ce stratagème. Mais l'affaire a pris une autre dimension quand les premières investigations ont révélé l'identité de la femme arrêtée.

D'après la même source judiciaire, la suspecte est l'épouse d'un détenu qui purge déjà une peine de dix ans de prison pour... trafic de cocaïne. Un détail troublant, qui soulève des questions sur l'organisation du réseau. Les deux suspects ont été placés en garde à vue, puis présentés au procureur du Roi près le tribunal de première instance d'Al Hoceïma, qui a ordonné leur maintien en détention préventive. L'enquête se poursuit pour déterminer l'étendue de ce trafic et identifier d'éventuels complices.