Depuis l'adoption de la Constitution en 2011, le Maroc a parcouru un chemin significatif en termes de réformes politiques et institutionnelles. Cependant, certaines dispositions constitutionnelles, telles que l'article 47, continuent de susciter des débats et des interrogations quant à leur impact sur l'équilibre entre la monarchie exécutive et la démocratie représentative.
Un expert, qui a contribué à la Commission spéciale sur le modèle de développement, suggère une révision de l'article 47. Cette disposition réglemente la formation du gouvernement et est considérée comme conférant un pouvoir disproportionné au parti vainqueur des élections législatives. L'idée est de rétablir un équilibre plus juste entre les différentes forces politiques et d'assurer une représentation plus fidèle de la diversité des opinions et des intérêts au sein de la société marocaine.
La nécessité d'une réforme est ressentie comme urgente pour répondre aux défis actuels et futurs du pays. L'objectif serait de renforcer la démocratie représentative en donnant aux différents partis et aux représentants élus une voix plus équilibrée dans la formation du gouvernement, plutôt que de concentrer le pouvoir entre les mains d'un seul parti ou d'une seule entité.




