Le projet minier d'Amghas, dans le nord-ouest du Maroc, franchit une nouvelle étape. Les études et essais préalables laissent place aux travaux physiques sur le site.

Selon Barlamane, le groupe britannique Xtract Resources a confié, lundi 10 août, à des entreprises marocaines la préparation du site d'Amghas : amélioration des accès à la mine, aménagement des infrastructures nécessaires. C'est une étape concrète vers l'extraction et le traitement du minerai d'antimoine, un métal utilisé notamment dans les batteries et les retardateurs de flamme.

Le projet est porté par Wildstone, une société marocaine détenue à 80 % par Xtract Resources. Le groupe avait obtenu en juin une licence minière renouvelable de dix ans pour ce site. Depuis, les équipes ont notamment repris certaines pistes de transport, nettoyé les zones souterraines et sécurisé les secteurs destinés aux futures opérations.

Le cœur du chantier industriel est une usine de traitement d'environ 70 000 tonnes de minerai par an. Ce procédé, dit gravimétrique, sépare les minéraux selon leur densité. L'entreprise mène aussi des essais complémentaires par flottation, une autre méthode de séparation, pour affiner le schéma de traitement et les taux de récupération.

La construction se poursuit pendant que les autorisations environnementales nécessaires au fonctionnement de l'usine ne sont pas encore toutes obtenues. Une fois le feu vert donné, la mise en service pourra être rapide. Le groupe a déjà indiqué que l'unité traiterait d'abord le minerai d'Amghas, mais aussi des tonnages achetés à de petits exploitants locaux. Pour la suite, des résidus du traitement pourraient alimenter une unité plus grande, en lien avec la mine voisine d'Ighoud.

L'objectif annoncé par Xtract : produire les premiers concentrés d'antimoine au quatrième trimestre 2026.