Un acteur majeur chinois du secteur électrique vient d'officialiser son arrivée sur le marché marocain, sans pour autant révéler le détail de ses projets.

Nari Technology, un groupe chinois spécialisé dans les équipements pour réseaux électriques, a annoncé son entrée au Maroc pour la première moitié de 2026. La nouvelle figure dans son rapport semestriel publié à la Bourse de Shanghai, comme l'a relevé Barlamane.

Mais concrètement, que va faire cette entreprise au Maroc ? Pour l'instant, c'est assez flou. Le groupe ne précise ni quels équipements il compte fournir, ni quel client il vise, ni le montant d'un éventuel contrat. Impossible donc de savoir si cela concerne la production, le transport ou la distribution d'électricité.

Ce qui est certain, c'est que Nari Technology n'est pas un petit acteur. C'est une filiale d'un groupe public chinois qui contrôle le réseau électrique du pays le plus peuplé du monde. Elle fabrique notamment des systèmes de pilotage de réseaux, des équipements pour stocker l'énergie et des dispositifs pour intégrer les énergies renouvelables.

D'après Barlamane, la branche internationale du groupe a rapporté 8,1 milliards de dirhams entre janvier et juin, soit près du triple de l'année précédente. Une progression portée par l'expansion dans plusieurs pays, dont le Maroc et le Kirghizstan.

Ce mouvement s'explique par un contraste net : pendant que les ventes en Chine reculent légèrement, les marchés étrangers explosent. Le groupe a aussi déployé ses technologies au Chili, en Arabie saoudite, aux Philippines, au Pérou et en Australie, et il a décroché un gros contrat de stockage d'électricité à Oman.

Pour le Maroc, l'arrivée d'un tel équipementier pourrait être une bonne nouvelle. Le royaume développe massivement ses énergies renouvelables — solaire et éolien notamment. Or, intégrer ces sources d'énergie intermittentes dans un réseau électrique demande justement des équipements de pilotage et de stockage sophistiqués. C'est exactement le cœur de métier de Nari Technology.