Deux célèbres avocats français, William Bourdon et Vincent Brengarth, se retrouvent contredits publiquement par la femme qu'ils avaient citée. Selon elle, ce qu'ils ont raconté dans un communiqué est faux.
Dans un texte rendu public le 16 juillet, les deux avocats parisiens défendaient un client nommé Mehdi Hijaouy. Selon eux, cet homme et ses proches étaient victimes d'une campagne de déstabilisation : des procédures judiciaires sans fondement, des articles de presse français, et des enregistrements sonores dont l'authenticité était contestée. Ils disaient aussi qu'une femme nommée Sara, ancienne épouse de Hijaouy, avait été filmée et suivie, et qu'une plainte avait été déposée à Paris pour signaler cette surveillance, avec des photos, ajoutant que les personnes photographiées pourraient être liées aux autorités marocaines.
Mais le lundi 20 juillet, Sara a répondu par un communiqué. Selon Barlamane, qui rapporte l'affaire, elle assure n'avoir jamais mis les pieds au commissariat du 7ᵉ arrondissement de Paris pour déposer une plainte concernant une surveillance. Elle qualifie le texte des avocats de « série d'allégations mensongères ». Elle ajoute qu'elle ne connaissait pas les activités de son ex-mari et a coupé tout lien avec lui depuis le divorce. Elle se détache ainsi de toute action entreprise par Hijaouy ou ses avocats.
Les avocats Bourdon et Brengarth n'avaient pas nommé Sara comme l'auteure du signalement, mais leur communiqué laissait entendre qu'une plainte avait été déposée après des faits la concernant. Aujourd'hui, elle balaie cette version. Quant aux enregistrements sonores, elle ne se prononce pas sur leur authenticité, contrairement aux avocats qui les avaient qualifiés de faux.




