Un immense gazoduc pourrait bientôt relier le Nigeria au Maroc en traversant une dizaine de pays d'Afrique de l'Ouest. Un accord clé vient d'être signé à la Cedeao, mais le chemin reste long. On vous explique ce qu'il faut savoir.
Tout est parti d'une signature, un dimanche de juillet 2026. Ce jour-là, les chefs d'État de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao, l'organisation qui regroupe les pays de la région) ont donné leur feu vert politique à un projet colossal : un gazoduc entre le Nigeria et le Maroc. Selon Challenge, qui a rapporté l'information, cet accord intergouvernemental est une étape décisive, mais pas la dernière.
Concrètement, ce gazoduc serait long de 6 000 kilomètres, l'un des plus longs du monde. Il ne s'agit pas seulement de transporter du gaz du Nigeria vers le Maroc : le tuyau doit traverser plusieurs pays de la Cedeao, créant un vrai maillage énergétique. Pour le Maroc, l'enjeu est double : sécuriser son approvisionnement en gaz et se positionner comme un hub énergétique régional, une plaque tournante capable de redistribuer l'énergie vers l'Europe.
Mais ce projet soulève aussi des questions financières et techniques. Comme le souligne Challenge, l'économiste ivoirien Samuel Mathey rappelle qu'il faudra harmoniser les règles fiscales entre les pays traversés, et surtout financer l'ouvrage sans creuser les inégalités. Le coût exact n'est pas encore connu, mais les défis logistiques et juridiques sont immenses : chaque pays devra signer des accords, préparer son sol, et trouver l'argent nécessaire. La route vers la réalisation est encore longue, mais la signature de ce dimanche en pose les premiers jalons concrets.




