Un port espagnol de taille moyenne, spécialisé dans les vracs, vit un été record. Et le Maroc fait partie de ses principaux partenaires commerciaux.
Le port de Castellón, situé sur la côte méditerranéenne espagnole, a annoncé avoir traité 1,8 million de tonnes de marchandises au mois de juillet. C'est 17,4% de plus que l'année précédente à la même période, selon l'Autorité portuaire de Castellón (APC), qui gère le site.
Ce qui rend ce mois particulièrement remarquable, ce sont les « vracs liquides » — c'est-à-dire les produits transportés en vrac sous forme liquide, comme le pétrole brut ou les essences. Avec 925 309 tonnes, c'est le deuxième meilleur mois de juillet de l'histoire du port pour cette catégorie, et le meilleur mois de l'année 2026 toutes catégories confondues.
Le port a aussi vu progresser ses autres activités : les vracs solides (minerais, argiles, etc.) ont augmenté de 15,7%, et les marchandises générales (produits manufacturés, conteneurs) ont bondi de près de 29%.
D'après Barlamane, qui rapporte les données de l'APC, le président de l'autorité portuaire, Rubén Ibáñez, a confirmé que le port termine juillet sur « le troisième meilleur résultat en marchandises des 124 ans » de son histoire, évoquant une « nette trajectoire ascendante ».
Sur les sept premiers mois de l'année, le trafic total du port a augmenté de 8,88%, à plus de 11,7 millions de tonnes. Les conteneurs, notamment, ont progressé de près de 42% par rapport à la même période en 2025.
Le Maroc, partenaire de longue date
Dans le classement des principaux débouchés commerciaux du port établi par l'APC, la Turquie arrive en tête, suivie du Maroc, du Brésil, du Kazakhstan et de la Roumanie.
Le royaume figure depuis longtemps parmi les partenaires privilégiés des ports de la façade méditerranéenne espagnole, selon Barlamane. Les échanges portent notamment sur les hydrocarbures raffinés et les minéraux industriels destinés à la céramique — un secteur dont Castellón est le principal bassin européen. En clair, une partie des matières premières qui alimentent l'industrie marocaine ou qui transitent vers l'Espagne passe par ce port.
Cette bonne dynamique s'explique par la spécialisation du site : les vracs liquides représentent 47,1% de son trafic, les vracs solides 43,3%, et les marchandises générales 6,8%. Une répartition qui profite directement aux échanges avec le Maroc, tant pour l'énergie que pour les matériaux industriels.




