Le Musée national de la photographie de Rabat, un lieu unique installé dans une ancienne forteresse, va changer de visage. Des travaux de modernisation vont être entrepris, pour un coût dépassant les deux millions de dirhams.

Ce musée, ouvert en 2020, occupe un bâtiment chargé d'histoire : le Fort Rottembourg, également appelé Borj El Kébir ou Fort Hervé. Selon le média Aujourd'hui le Maroc, qui a rapporté l'information, la Fondation nationale des musées a lancé un appel d'offres pour ces travaux. Le montant prévu est de 2 101 044 dirhams, soit plus de deux millions.

Les travaux porteront sur plusieurs aspects : la peinture, l'étanchéité (pour protéger de l'eau), les revêtements muraux, la menuiserie en aluminium, la plomberie, ainsi que de la maçonnerie en général. En clair, le bâtiment va être rafraîchi et consolidé.

Le lieu a une histoire particulière. Construit à la fin du XIXe siècle sur la corniche de Rabat, il servait à l'origine à abriter deux canons de 30 tonnes, offerts par l'Allemagne au Maroc. Le fort tire son nom de l'ingénieur allemand Walter Rottemburg, qui a supervisé les travaux débutés en 1888 et achevés douze ans plus tard. Ce cadeau diplomatique visait à gagner les faveurs du sultan Moulay Hassan, alors que les puissances européennes cherchaient à étendre leur influence sur le Maroc. En 1912, les Français l'ont rebaptisé « Fort Hervé ». Le bâtiment est aussi connu pour être le premier au Maroc construit en ciment armé.

Après des années d'abandon, le fort a été réhabilité pour devenir un musée de la photographie. Sa mission : soutenir les jeunes photographes marocains, faire découvrir la diversité de leurs approches et rendre l'art accessible aux habitants des quartiers populaires voisins. Ces travaux visent donc à préserver un patrimoine unique et à offrir un meilleur cadre aux visiteurs.