Une poignée d'entreprises marocaines s'adjuge la moitié des droits d'importation de gaz réfrigérants, un secteur pourtant très disputé.

Pour comprendre cette nouvelle, il faut savoir que les HFC sont des gaz utilisés dans la climatisation et la réfrigération, et qu'ils sont très nocifs pour le climat. Pour limiter leur usage, le Maroc fixe chaque année un quota national d'importation, qu'il répartit entre les entreprises du secteur.

Selon Barlamane, le ministère de l'Industrie et du Commerce a attribué mardi 11 août un reliquat de 323 418,59 tonnes équivalent CO₂ de ce quota à 55 entreprises. Cette unité de mesure permet de comparer l'impact climatique de différents gaz. L'administration a distribué la totalité de l'enveloppe disponible, ne laissant aucun reliquat.

Ce qui frappe, c'est la concentration : dix sociétés, dont Air Liquide Maroc, Aqua Flamme et Climafric, reçoivent chacune 16 170,93 tCO₂éq, soit à elles seules 50 % du total. À l'opposé, 25 plus petites entreprises se partagent seulement 8,8 % de l'enveloppe, avec environ 1 141,88 tCO₂éq chacune.

Les entreprises ont jusqu'au 31 décembre pour utiliser leurs droits d'importation, une échéance fixée par l'administration. Cette répartition, qui suit des règles fixées par l'État, montre comment le Maroc organise la transition vers des gaz moins polluants, tout en soutenant les acteurs historiques du secteur.