Ce n'est pas juste une mode passagère : au Maroc, les fonds d'investissement redeviennent des alliés de choix pour les chefs d'entreprise. Derrière ce retour, il y a des projets concrets — comme la Coupe du Monde 2030 — qui transforment la manière dont les sociétés grandissent et se financent.
D'après Challenge, qui a analysé ce phénomène, le capital-investissement — comprenez : des fonds qui prennent des parts dans des entreprises non cotées en Bourse, pour les aider à se développer — connaît un vrai renouveau au Maroc. Après une longue période de prudence, les indicateurs sont au vert, selon l'Association marocaine des investisseurs en capital (AMIC).
Ce qui change concrètement ? Les entreprises ne veulent plus seulement emprunter de l'argent à la banque. Elles cherchent des partenaires qui les épaulent pour accélérer leur croissance, surtout dans des secteurs comme la construction, les infrastructures et la logistique, qui sont dopés par les préparatifs de la Coupe du Monde 2030. Un exemple cité : la société TGCC, qui a été accompagnée par des fonds et a réussi à entrer en Bourse, offrant ainsi aux investisseurs une "sortie" rentable.
Pour Mohamed Reda El Ouazzani, dirigeant d'ATLAVEST Capital, cette dynamique n'est pas un simple rebond. Elle marque, selon lui, l'entrée du marché marocain dans un "nouveau cycle de maturité", porté par les grands projets du Royaume et l'évolution des besoins des entreprises. Le record de désinvestissements — la vente de parts par les fonds — atteint 4,534 milliards de dirhams en 2025, avec Al Mada Ventures en tête, signe que la confiance des grands investisseurs est de retour.




