Les marchés financiers mondiaux respirent. La détente des prix du pétrole, après des semaines de tensions, a débloqué un vent d'optimisme qui porte les Bourses européennes et américaines vers des sommets inédits.
Ce mardi, les investisseurs ont de quoi sourire. Les prix du pétrole brut ont nettement reculé, après l'annonce d'un possible accord pour rouvrir le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle transite une grande partie du pétrole mondial. Ce détroit, situé entre l'Iran et la péninsule arabique, était au cœur des inquiétudes ces dernières semaines en raison des tensions au Moyen-Orient. Une fermeture prolongée aurait pu faire exploser les prix de l'énergie et relancer l'inflation, la hausse générale des prix, qui ronge le pouvoir d'achat et freine l'économie.
Or, selon Challenge, qui rapporte les propos du ministre des Finances américain, un accord pourrait être conclu dès mercredi avec l'Iran pour rouvrir ce passage. Cette perspective a immédiatement fait chuter les cours du brut : le baril de Brent, la référence européenne, perdait plus de 4% vers midi, à moins de 80 dollars. C'est un soulagement pour les pays importateurs de pétrole, comme les pays européens, qui sont très sensibles au coût de l'énergie.
Résultat : les Bourses de Paris, Francfort, Milan et Madrid ont battu de nouveaux records en séance, après avoir déjà atteint des sommets la veille. À Londres, la hausse était plus modeste, mais tout de même positive. Aux États-Unis, les contrats à terme laissaient présager une ouverture en nette hausse, après un record du Dow Jones la veille. Les investisseurs voient dans cette baisse du pétrole un signal favorable à l'économie : des coûts énergétiques plus faibles signifient des marges plus confortables pour les entreprises et un risque d'inflation réduit.
Mais tout n'est pas rose. La situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue, et un navire a de nouveau été touché dans la nuit, selon le même média. Les informations contradictoires entretiennent l'incertitude, et les cours pourraient vite se retourner si les négociations échouent. Les investisseurs surveillent donc de près l'évolution des discussions, tout en profitant de cette accalmie pour engranger des gains. Une chose est sûre : ce répit sur le pétrole change la donne, au moins temporairement, pour les marchés mondiaux.




