Le Maroc attire de plus en plus de tournages internationaux, mais toutes les régions ne profitent pas également de cet engouement. Selon l'acteur Abdou El Filali, Béni Mellal-Khénifra possède pourtant des décors exceptionnels, mais il lui manque l'essentiel pour séduire les producteurs.
Des montagnes de l'Atlas aux cascades en passant par les forêts et les plaines : la région de Béni Mellal-Khénifra a tout pour devenir un décor de cinéma. C'est ce que défend l'acteur marocain Abdou El Filali dans un entretien rapporté par Aujourd'hui le Maroc.
Mais selon lui, de beaux paysages ne suffisent pas. Le cinéma, explique-t-il, ne se résume pas à poser une caméra devant un joli décor. Une production cherche un véritable environnement complet : des hôtels pour loger les équipes, des moyens de transport, des services logistiques, des techniciens compétents, des procédures administratives simples et des interlocuteurs réactifs. C'est cet ensemble qui fait la différence entre une région attractive et une autre.
Pour Abdou El Filali, la région souffre avant tout d'une absence de stratégie clairement définie pour attirer les productions. Il souligne que dans plusieurs pays, des territoires moins bien dotés naturellement sont devenus des destinations du cinéma grâce à une politique volontariste de promotion et d'accompagnement des producteurs.
L'enjeu est important : le cinéma peut devenir un levier de développement économique, touristique et culturel pour la région. Mais pour l'instant, Béni Mellal-Khénifra reste très peu présente sur la carte des grands tournages, malgré des sites emblématiques comme Aïn Asserdoun, qui pourraient servir de plateau à ciel ouvert.
Ce constat intervient alors que le Maroc s'impose de plus en plus comme une destination prisée des grandes productions internationales, souligne la source. Mais sans une politique ambitieuse, certaines régions risquent de rester à l'écart de cette dynamique.




