Le secteur de la pêche marocaine continue de tirer son épingle du jeu. Mais derrière une progression globale, certains produits connaissent des chutes spectaculaires.
Selon Aujourd'hui le Maroc, qui cite le dernier rapport de l'Office national des pêches (ONP), la valeur des produits commercialisés a atteint plus de 6,28 milliards de dirhams à fin juillet 2026. C'est une hausse de 2% par rapport à la même période en 2025. En parallèle, les quantités débarquées ont grimpé de 5%, pour atteindre environ 551.547 tonnes.
Tous les produits ne se portent pas aussi bien. Les céphalopodes (comme les poulpes et calamars) voient leur valeur augmenter de 7%, et les poissons pélagiques (sardines, maquereaux, etc.) progressent légèrement. Les crustacés restent stables. En revanche, la situation est très différente pour d'autres catégories : la valeur des coquillages chute de 85%, celle des algues de 65%, et le poisson blanc recule de 8%. Ces baisses montrent que le secteur est marqué par de fortes disparités, même si les produits principaux compensent en partie ces reculs.
Côté géographie, les ports de l'Atlantique dominent largement, avec plus de 540.000 tonnes débarquées et une valeur proche de 5,85 milliards de dirhams. Les ports méditerranéens, eux, voient leurs volumes augmenter de 8% (près de 11.000 tonnes), mais leur valeur chute de 10%. Pour bien comprendre les détails par espèce ou par port, consultez le rapport détaillé d'Aujourd'hui le Maroc.
Ces chiffres illustrent la santé globale d'un secteur clé pour l'économie marocaine, mais aussi sa fragilité face aux variations selon les ressources marines et les zones de pêche.




