Derrière les murs des centres commerciaux et des bureaux, une entreprise marocaine tire son épingle du jeu. Aradei Capital, spécialisée dans l'immobilier de rendement, voit ses revenus progresser, mais sa dette augmente aussi.

Concrètement, que fait Aradei Capital ? Elle possède des immeubles (centres commerciaux, bureaux) et les loue à des entreprises. Son chiffre d'affaires, c'est l'ensemble des loyers qu'elle encaisse.

Au premier semestre 2026, cette activité principale a rapporté 334 millions de dirhams, soit 8% de plus qu'un an plus tôt, selon les résultats financiers publiés par la société et relayés par Challenge. Cette augmentation vient notamment de l'ouverture d'un nouveau parc commercial à Casablanca fin 2025, et de la bonne santé des sites existants : les taux d'occupation et de fréquentation dépassent les 100%.

La stratégie porte aussi sur la rénovation. Un centre commercial à Fès a été entièrement rénové, et un autre à Marrakech est en travaux, avec une fin prévue pour cette année. Ces chantiers visent à attirer plus de visiteurs et donc plus de loyers.

Mais tout n'est pas rose. Pour financer ces projets, la dette du groupe a gonflé : elle atteint environ 3,1 milliards de dirhams en comptant la trésorerie disponible, contre 2,8 milliards fin 2025. C'est un point à surveiller, car rembourser ces emprunts coûte de l'argent, même si les investissements actuels préparent l'avenir.

Le pari est-il gagnant ? Avec des projets de villas à Dar Bouazza déjà vendues à 93%, la demande semble au rendez-vous. Le pari est-il risqué ? La hausse de la dette le suggère. L'équilibre entre croissance et prudence sera à observer dans les prochains mois.