Les sociétés offshore installées au Maroc vont devoir se montrer plus transparentes sur l'origine de leurs fonds et l'identité de leurs clients.

L'Office des Changes, l'organisme public qui contrôle les changes et les transactions financières avec l'étranger, vient de publier une circulaire visant à renforcer l'encadrement des sociétés holding offshore. Concrètement, ces sociétés, qui sont des structures implantées dans des zones franches et qui bénéficient d'avantages fiscaux, devront désormais mettre en place des dispositifs de vigilance plus stricts.

Selon Challenge, ce nouveau texte s'inscrit dans le cadre de la mission de supervision et de contrôle confiée à l'Office des Changes. L'objectif est de consolider la conformité, la transparence et la sécurité des activités de ces entités.

Ce que ça implique concrètement ? Chaque société holding offshore devra adapter son système de vigilance en fonction de sa taille, de son activité et du niveau de risque qu'elle présente. Cela passe notamment par une meilleure identification des clients et des bénéficiaires effectifs — c'est-à-dire les personnes qui contrôlent réellement les fonds. Il faudra aussi vérifier l'origine et la destination de l'argent qui transite par ces sociétés.

Les opérations inhabituelles, complexes ou à haut risque devront faire l'objet d'une attention particulière. Et pour s'assurer que tout cela soit respecté, chaque société devra désigner un responsable de la conformité chargé de veiller à la bonne application de ces règles.

Cette circulaire, numérotée 2/2026, est prise en application de la loi n° 43-05 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et de la loi n° 58-90 relative aux places financières offshore. Le document est consultable sur le site de l'Office des Changes. En clair, le Maroc veut éviter que ses zones offshore soient utilisées pour dissimuler de l'argent sale.