Pendant que Nissan traverse une période financière compliquée au niveau mondial, le constructeur japonais mise sur l'Égypte pour produire et exporter vers toute la région.
Concrètement, l'usine Nissan de Six-Octobre, près du Caire, assemble désormais le Magnite, le plus petit SUV urbain de la gamme mondiale du fabricant. Le modèle, déjà vendu dans plus de 65 pays, commence sa commercialisation sur le marché égyptien.
Ce choix industriel n'est pas anodin. Selon Challenge, l'usine égyptienne — détenue à 100 % par Nissan — a bénéficié d'un plan de modernisation depuis 2024, avec une capacité de production augmentée pour atteindre environ 50 000 véhicules par an. Cette montée en puissance s'inscrit dans la Vision 2030 de l'Égypte, qui vise à transformer le pays en pôle régional de production automobile.
Le site emploie directement environ 1 000 personnes et soutient 5 000 emplois indirects à travers ses fournisseurs. Le constructeur mise notamment sur l'intégration locale des pièces, annoncée à plus de 55 %.
Un contraste est toutefois à noter : ce pari égyptien intervient alors que Nissan traverse une restructuration mondiale difficile, avec des pertes estimées à 1,7 milliard de dollars. Le groupe a d'ailleurs récemment cédé son site historique en Afrique du Sud.
Pour les consommateurs marocains, une précision utile : le Magnite est déjà distribué au Maroc, et les modèles commercialisés dans le Royaume proviennent de l'usine indienne de Nissan, qui reste le principal hub d'exportation du véhicule.




