Le Maroc vient d'accorder un permis minier de 16 kilomètres carrés à un projet d'extraction de titane, une ressource essentielle pour l'industrie moderne. C'est une première d'une telle ampleur pour le Royaume.

Derrière ce projet nommé TitanBeach, il y a le groupe canadien Steadright Critical Minerals, qui agit via sa filiale marocaine NSM Capital. Le permis a été accordé jeudi 13 août, et la zone concernée mesure environ quatre kilomètres sur quatre — c'est vaste.

Pourquoi c'est important ? Le titane est un métal léger et résistant, très utilisé dans l'aviation, le médical ou encore les équipements sportifs. Mais l'extraire demande des autorisations précises, et c'est justement ce qui vient d'être obtenu.

Selon le communiqué de Steadright, relayé par Barlamane, cette autorisation est considérée comme une étape majeure. Le directeur général de la filiale locale, L. Jouak, parle même d'« une première significative pour le Maroc » pour une zone aussi étendue couverte par un tel permis.

Concrètement, cela ne veut pas dire que l'exploitation commence demain. L'entreprise n'a annoncé ni estimation des ressources, ni montant d'investissement, ni date de mise en production. Le permis offre surtout la base légale pour poursuivre les travaux d'exploration et développer le projet.

Ce permis ne couvre qu'une partie du portefeuille marocain de Steadright. Via NSM Capital, le groupe détient en tout plus de 192 km² de droits d'exploration, notamment autour de TitanBeach, mais aussi sur un autre site nommé Copper Valley et sur une ancienne mine appelée Goundafa.

Pour le Maroc, c'est un signe que le secteur minier attire des investisseurs étrangers, avec des projets qui pourraient, à terme, créer de l'activité industrielle et de la valeur sur le territoire, comme le souligne L. Jouak.

Source : Barlamane