Bonne nouvelle discrète pour les exportateurs marocains. Les États-Unis viennent de revoir leur réglementation sur les achats publics fédéraux, et le Maroc conserve sa place parmi les partenaires bénéficiant d'un traitement préférentiel. Mais attention : ce n'est pas un nouveau geste, c'est la confirmation que tout reste comme avant.

Concrètement, quand le gouvernement américain achète des biens ou services (matériel, infrastructures, etc.), il applique des règles précises. Ces règles viennent d'être remaniées pour être plus claires, selon un document du Conseil national des relations du travail des États-Unis (NLRB) consulté par Barlamane. Dans cette mise à jour, le Maroc est expressément mentionné comme un pays avec lequel les États-Unis ont signé un accord de libre-échange (ALE) qui les oblige à ne pas discriminer ses produits dans les appels d'offres fédéraux.

Cela signifie que les entreprises marocaines peuvent continuer à soumissionner sur ces marchés sans que leur seule origine étrangère ne les exclue. La loi de mise en œuvre de l'ALE Maroc-États-Unis (référence 108-302, adoptée en 2004) reste en vigueur dans ce nouveau cadre réglementaire, au même titre que les accords conclus avec Israël, le Chili, Singapour, l'Australie, Bahreïn, Oman, le Pérou, la Corée du Sud, la Colombie et le Panama.

Ce qui ne change pas non plus : les seuils de contrats concernés, les secteurs couverts et les règles d'éligibilité restent identiques. Le document ne donne aucun chiffre sur le volume des contrats ouverts aux fournisseurs marocains ni sur la valeur des commandes déjà attribuées. L'objectif de la réforme est juste de rendre le règlement plus lisible, en supprimant des règles obsolètes et en regroupant les procédures pour les acheteurs publics. Un détail supplémentaire : les exemples d'évaluation des offres étrangères ont été retirés du texte principal et seront transférés dans un guide à part.

En résumé, le Maroc garde un accès privilégié aux marchés fédéraux américains, mais sans aucune avancée nouvelle. Pour les entreprises marocaines, c'est la garantie que leur offre sera jugée sur ses mérites et non sur son origine, tant que le marché relève des engagements commerciaux pris par Washington.