Le président du Conseil de la concurrence marocain a récemment pris position en faveur d'une régularisation du secteur des plateformes numériques de transport, considérant ce dernier comme essentiel au développement économique du pays. Cette prise de position intervient dans un contexte où le secteur des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) est encore caractérisé par une certaine opacité.
En effet, malgré leur importance grandissante dans le paysage économique marocain, ces plateformes opèrent souvent dans une « zone grise » juridique, caractérisée par un manque de clarté réglementaire. Le président du Conseil de la concurrence appelle donc à une clarification des règles encadrant ce secteur, afin de garantir une concurrence loyale et de protéger les droits des consommateurs.
Par ailleurs, il est révélé que plusieurs dossiers relatifs à ce secteur sont toujours en cours d'examen, notamment celui concernant la concentration entre les géants du secteur, Uber et Careem. Cette affaire, qui préoccupe les autorités de la concurrence, attend toujours une décision qui devra préciser les conditions dans lesquelles ces entreprises peuvent opérer sur le marché marocain.
La régulation de ce secteur est considérée comme une priorité, dans la mesure où elle conditionne la capacité du Maroc à attirer des investissements et à promouvoir l'innovation dans les services numériques. Le Conseil de la concurrence joue un rôle clé dans ce processus, en veillant à ce que les règles de la concurrence soient respectées et que les consommateurs marocains bénéficient d'un marché ouvert et concurrentiel.




