Les entreprises marocaines ont visiblement soif de financement. Au premier semestre, elles ont levé plus de 55 milliards de dirhams sur le marché des capitaux, une somme en hausse par rapport à l'an dernier.

C'est ce qui ressort des indicateurs mensuels publiés par l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), le régulateur du secteur, relayés par Aujourd'hui le Maroc. Cette dynamique, bien que timide (+2,5 %), montre que les acteurs économiques continuent de s'appuyer sur le marché financier pour se financer.

Concrètement, que signifient ces chiffres ? Les levées de capitaux représentent l'argent que les entreprises (et parfois l'État) empruntent ou collectent en émettant des titres sur le marché. Deux grands types d'instruments dominent : les titres de créances négociables (des emprunts à court terme) et les obligations (des emprunts à plus long terme). Ensemble, ils constituent l'essentiel des montants levés, tandis que les titres de capital (actions) ne représentent qu'une part minime.

Pourquoi c'est important ? Parce que ce financement sert à investir, à créer de l'emploi ou à refinancer des dettes. Une hausse des levées, même modérée, est souvent perçue comme un signe de confiance des entreprises dans leur avenir.

Enfin, un autre indicateur mérite l'attention : les prêts-emprunts de titres, une opération où des investisseurs se prêtent des titres contre une commission. Leur encours a nettement augmenté sur un an (+31 %), même s'il a légèrement baissé depuis le début de l'année. Cela reflète une activité soutenue sur le marché.

Pour les détails précis de la répartition par instrument ou les chiffres du mois de juin, consultez l'article original.