Le commerce entre le Royaume-Uni et le Maroc a bondi de près de 17 % sur un an, et l'écart commercial entre les deux pays s'est considérablement réduit. Une dynamique qui confirme la place grandissante du Royaume dans les échanges britanniques.
Les échanges de biens et de services entre les deux pays ont atteint 5,3 milliards de livres sterling (environ 6,2 milliards d'euros) sur les quatre trimestres achevés fin mars 2026, selon les données publiées vendredi par le ministère britannique des entreprises et du commerce (DBT). C'est 756 millions de livres de plus qu'un an plus tôt, soit une hausse de 16,7 %.
Ce qui frappe surtout, c'est la réduction spectaculaire du déficit commercial britannique avec le Maroc. Il est passé de 546 millions à 112 millions de livres en un an. En clair : les Britanniques achètent encore plus au Maroc qu'ils ne lui vendent, mais l'écart se rétrécit nettement. Les exportations britanniques vers le Maroc ont grimpé de près de 30 % (à 2,6 milliards de livres), tandis que les importations en provenance du Royaume ont augmenté plus modérément (+6,3 %, à 2,7 milliards).
Les marchandises dominent toujours ces échanges : elles représentent 71 % du total, soit 3,8 milliards de livres, contre 1,5 milliard pour les services. Dans le détail, les ventes britanniques de biens au Maroc ont bondi de 35 %, tandis que les achats de biens marocains n'ont progressé que de 9 %.
Malgré cette progression, le Maroc reste un partenaire modeste pour le Royaume-Uni : il se classe au 47ᵉ rang des partenaires commerciaux britanniques, avec seulement 0,3 % du commerce total. Il est 37ᵉ pour les marchandises et 60ᵉ pour les services. Sur l'année civile 2025, les échanges bilatéraux avaient totalisé 4,7 milliards de livres (+10,3 %).
D'après Barlamane, qui rapporte ces chiffres, les données de l'Office national des statistiques britannique (ONS) incluent le Sahara occidental dans les échanges avec le Maroc.
Le ministère britannique note que les échanges entre les deux pays ont connu une forte volatilité entre 2019 et 2022, en raison de la pandémie, des ruptures d'approvisionnement, du Brexit et de l'inflation. Ces nouveaux chiffres confirment une reprise solide, même si le Maroc reste un acteur secondaire dans le commerce extérieur britannique.




