Alors que les avocats marocains observent une grève depuis plusieurs semaines, un tribunal criminel vient de franchir un cap inédit : juger une accusée sans la présence de son défenseur. Une situation qui interroge sur l'équilibre entre le droit à un procès équitable et la paralysie du système judiciaire.

D'après Médias24, la scène s'est déroulée devant une cour criminelle, où l'assistance d'un avocat est pourtant obligatoire — c'est la loi. L'accusée a comparu et a été condamnée sans que personne ne plaide pour elle. Les juges ont donc choisi de passer outre le mouvement de grève, rompant ainsi une sorte de barrage que les avocats avaient réussi à maintenir jusque-là.

Jusqu'à ce jugement, la grève des robes noires bloquait de fait les procès criminels : sans avocat, il était impossible de juger quelqu'un. Ce verdict ouvre donc une brèche. On ne connaît pas encore les suites possibles de cette décision, ni la réaction précise des syndicats d'avocats. Mais ce cas pourrait faire jurisprudence, et changer la donne dans les autres affaires criminelles en attente.