Bonne nouvelle pour les banques marocaines : la tension sur leurs liquidités s'est un peu relâchée en juillet. La banque centrale a d'ailleurs ajusté ses opérations en conséquence.

Concrètement, le besoin de liquidité bancaire — c'est-à-dire l'argent que les banques doivent trouver pour fonctionner au quotidien — est passé de 127,3 milliards de dirhams en juin à 125,7 milliards en juillet, en moyenne hebdomadaire. C'est ce que rapporte la revue mensuelle de Bank Al-Maghrib (BAM), la banque centrale du Maroc, citée par Challenge.

Pour accompagner ce mouvement, BAM a réduit ses propres injections d'argent dans le système bancaire : 144,1 milliards de dirhams, contre un peu plus avant. Cet argent est distribué sous plusieurs formes : des avances à court terme (7 jours), des opérations de pension livrée (prêts avec garantie) à 1 et 3 mois, et des prêts garantis à long terme.

Côté marché interbancaire — où les banques se prêtent entre elles — le volume quotidien moyen des échanges s'est établi à 3,3 milliards de dirhams, avec un taux d'intérêt moyen pondéré de 2,25%. Sur le marché des bons du Trésor (les titres de dette émis par l'État), les taux sont restés globalement stables sur le marché primaire (les nouvelles émissions), et ont légèrement baissé sur le marché secondaire (la revente) pour les durées courtes et moyennes.

Enfin, les taux d'intérêt appliqués aux particuliers ont poursuivi leur baisse : -15 points de base en moyenne, à 5,59%. Les crédits à l'habitat et à la consommation ont notamment vu leurs taux reculer. Pour les entreprises, la tendance est plus contrastée : les grands groupes ont vu leurs taux rester quasi stables, tandis que les petites structures ont connu une stagnation. Les entrepreneurs individuels, eux, ont vu leurs taux baisser légèrement.

En résumé, la pression sur les banques marocaines s'atténue doucement, et cela se répercute sur les taux que paient les ménages et les entreprises. De quoi alléger un peu le coût du crédit, même si les effets restent modestes.