Les compagnies d'assurance marocaines ont nettement amélioré leurs comptes en 2025, mais la croissance des bénéfices ne repose pas uniquement sur leur activité principale. Le rapport annuel sur la Stabilité financière, publié par Bank Al-Maghrib (BAM) et d'autres autorités, détaille cette évolution et ses nuances.
Selon ce rapport, le résultat net du secteur des assurances a atteint 5,3 milliards de dirhams, soit une hausse de 21,4 % par rapport à 2024. Deux grandes branches expliquent cette performance : l'assurance vie et l'assurance non-vie (auto, habitation, etc.).
Du côté des assurances vie, le résultat technique (les gains liés aux contrats eux-mêmes) a bondi de près de 50 %. La branche décès a été le principal moteur, avec un résultat technique de 1,4 milliard de dirhams. L'activité épargne, plus modeste, a aussi contribué grâce aux bons résultats des marchés financiers.
La branche non-vie reste le socle du secteur. Elle a dégagé 4,9 milliards de dirhams de résultat technique net. Cette solidité vient surtout des placements financiers (le solde financier a progressé de 41,5 %), qui ont compensé une hausse des sinistres et une baisse de la marge brute d'exploitation de 10,5 %.
En revanche, un point moins connu a baissé : le résultat non technique (qui inclut des éléments exceptionnels ou récurrents hors activité principale) est tombé de 363 millions de dirhams à seulement 10,3 millions. Ce repli limite la rentabilité globale, même si celle-ci reste élevée.
Grâce à cette progression, le rendement des fonds propres (ROE, indicateur de rentabilité pour les actionnaires) a atteint 11,1 %, son plus haut niveau jamais enregistré. Cela signifie que les assureurs ont mieux fait fructifier l'argent investi par leurs actionnaires qu'en 2024.




