Un chiffre à double lecture : si le Maroc apparaît comme destination finale d'environ 1% des exportations françaises d'électricité, ce volume n'arrive pas directement dans le royaume.
Selon une analyse publiée en juillet par Réseau de transport d'électricité (RTE), le gestionnaire du réseau électrique français, environ 1% des exportations françaises d'électricité du premier semestre 2026 ont eu le Maroc comme destination finale. Ce chiffre a été mis en avant par Barlamane.
Mais attention : cette part ne correspond pas à des livraisons directes de la France vers le Maroc. D'après le document de RTE, l'électricité concernée a d'abord transité par l'Espagne, avant d'être réexportée, en grande partie vers le Portugal, et plus minoritairement vers le Maroc.
Cette distinction est importante car elle montre que l'électricité suit un chemin complexe à travers le réseau interconnecté européen et ibérique. La méthode utilisée par RTE reconstitue les échanges en suivant l'électricité au-delà de sa première frontière de sortie, mais sans prouver qu'un contrat bilatéral existe pour chaque destination finale.
Une autre précision mérite d'être notée : le graphique présente un volume arrondi de 1 TWh pour le Maroc, mais en appliquant le taux de 1% au volume total de 51,2 TWh, on obtient plutôt 0,5 TWh. Le chiffre de 1 TWh doit donc être lu comme une valeur arrondie, pas comme une traduction exacte du pourcentage.
Pour comparer, le Portugal représente 3% des destinations finales et l'Espagne 2%, avec des installations de pompage qui permettent de stocker l'électricité produite en journée, notamment par le solaire.




