Le Maroc veut passer d'une relation commerciale classique avec les États-Unis à un vrai partenariat industriel. Pour cela, il mise sur un État américain en particulier.
D'après Challenge, qui a rapporté l'information, le Maroc cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs américains en s'appuyant sur la Floride, présentée comme un point d'ancrage stratégique entre les deux rives de l'Atlantique. L'idée est d'inciter les entreprises américaines à voir le Royaume non pas seulement comme un client ou un fournisseur, mais comme une base pour fabriquer leurs produits.
Concrètement, Rabat veut leur dire : « installez-vous ici » pour produire et exporter vers plusieurs marchés à la fois. Le Maroc aurait un atout pour les convaincre : un accord commercial privilégié avec les États-Unis, unique en Afrique. Il dispose aussi d'infrastructures logistiques qui faciliteraient ces stratégies d'exportation.
Ce rapprochement avec la Floride n'est pas nouveau, mais il a pris une dimension officielle : en février 2026, le Sénat de cet État a adopté une résolution consacrée aux relations avec le Maroc, couvrant plusieurs domaines comme le commerce, le tourisme ou l'éducation. Des liens institutionnels se tissent aussi entre certaines régions ou ports des deux pays, selon Challenge.
Mais l'objectif est plus ambitieux que de simplement augmenter le nombre d'entreprises américaines au Maroc. Le Royaume veut attirer des projets qui créent plus de valeur localement : plus de fournisseurs locaux, plus de formation, plus de recherche-développement, plus de transfert de technologies.
Le succès de ce pari ne se mesurera donc pas au nombre de nouvelles implantations, mais à leur capacité à mieux intégrer le Maroc dans les chaînes industrielles mondiales.




