Le Maroc dispose d'un matelas de devises toujours plus épais, grâce à des secteurs qui vendent bien à l'étranger.
Quand un pays importe plus qu'il n'exporte, il puise dans ses réserves de change pour payer ses fournisseurs. À l'inverse, quand ses exportations et autres rentrées de devises augmentent, son stock de sécurité gonfle. C'est ce qui se passe actuellement au Maroc.
Selon Challenge, qui relate les dernières données de la banque centrale, les avoirs officiels de réserve du Royaume ont atteint 496,8 milliards de dirhams (MMDH) au 24 juillet 2026. Cela équivaut à un peu plus de 53,3 milliards de dollars, soit une hausse de 22,3% par rapport à l'année précédente. En clair, le pays a davantage de devises étrangères (dollars, euros, etc.) qu'il y a un an.
Cette embellie s'explique par plusieurs sources. Les recettes touristiques (appelées « recettes Voyages ») ont progressé de 15,9% sur les six premiers mois de 2026, atteignant 64,89 MMDH. Les Marocains résidant à l'étranger (MRE) ont aussi envoyé plus d'argent : 61,48 MMDH, en hausse de 9,9%. Enfin, les exportations ont globalement augmenté de 9,7%, à 260,39 MMDH, avec une mention spéciale pour l'automobile (93,65 MMDH, +17,4%) et l'aéronautique (17,32 MMDH, +19,3%). Les phosphates, eux, sont en léger repli (-2,3%).
Concrètement, ces réserves de change servent à financer les importations (énergie, équipements, etc.) et à rassurer les investisseurs étrangers. Un niveau élevé protège le pays contre les chocs économiques et soutient la valeur de sa monnaie. La banque centrale note d'ailleurs une quasi-stabilité du dirham face au dollar et à l'euro ces dernières semaines.




