Pourquoi les agriculteurs du Saïss pourraient voir leur avenir changer ? Un vaste programme soutenu par une banque internationale vise à remplacer l'eau puisée dans le sol par de l'eau de surface.

Au nord du Maroc, la plaine du Saïss est une région clé pour les cultures de céréales et d'arbres fruitiers. Mais son sous-sol, qui fournit l'eau d'irrigation, est menacé. Pour y remédier, une banque de développement basée à Londres, la BERD, a annoncé l'ouverture de nouveaux marchés pour la dernière étape d'un projet hydraulique.

Selon Barlamane, qui a rapporté l'information, cette phase prévoit la construction d'un réseau pour amener de l'eau de surface depuis un barrage jusqu'aux champs. L'objectif est de réduire la pression sur la nappe souterraine, tout en sécurisant l'irrigation de vastes étendues agricoles.

L'originalité de ce projet : son financement est ouvert à la concurrence internationale. Les entreprises du monde entier peuvent postuler pour réaliser les travaux, à condition de s'inscrire sur une plateforme en ligne spécifique.

Le coût total est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros. Il est soutenu par un prêt important de la banque, complété par des dons britanniques et une participation de l'État marocain. C'est le ministère de l'Agriculture qui pilote le chantier, avec une interlocutrice désignée basée à Rabat.

Ce programme s'inscrit dans la durée : il a commencé il y a plusieurs années, avec des phases précédentes qui ont déjà permis de financer une partie de la conduite d'eau principale. Cette nouvelle étape est présentée comme la dernière, même si le calendrier précis des travaux n'est pas encore connu.

Pour les agriculteurs de la région, l'enjeu est concret : disposer d'une source d'eau plus fiable et plus durable pour leurs cultures, sans épuiser davantage les réserves souterraines.