Le sous-sol marocain intéresse de plus en plus les compagnies minières étrangères. Cette fois, c'est une société canadienne, Stellar AfricaGold, qui passe à la vitesse supérieure sur son projet aurifère de Tichka Est, dans le Haut Atlas.

L'entreprise vient d'annoncer le lancement d'une nouvelle phase de forages de 5 000 mètres, entièrement financée, qui doit débuter avant la fin du mois d'août. Concrètement, il s'agit de creuser des trous profonds pour prélever des échantillons de roche et vérifier si les zones déjà identifiées contiennent suffisamment d'or pour être exploitées commercialement.

Ce projet est mené en partenariat avec l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), l'organisme public marocain qui gère les ressources minières du pays. Le périmètre couvre 82 km², à environ 90 kilomètres au sud de Marrakech, et comprend cinq permis de recherche et une licence d'exploitation.

Selon Barlamane, qui a rapporté l'information, cette nouvelle campagne fait suite à une première phase de forages réalisée au premier trimestre 2026. Les résultats publiés sont prometteurs : une teneur de 18,03 grammes d'or par tonne a été mesurée sur un échantillon, ainsi que 12 mètres à 6,62 grammes par tonne dans un autre trou de forage.

Pour comprendre l'enjeu, il faut savoir que les gisements d'or sont généralement classés selon leur teneur, c'est-à-dire la quantité d'or présente dans chaque tonne de roche. Plus la teneur est élevée, plus l'exploitation est rentable. Les chiffres annoncés ici sont considérés comme encourageants dans le secteur minier.

La nouvelle campagne se concentrera sur trois zones, baptisées A, B et C. La zone B, qui a déjà livré les résultats les plus avancés, recevra près de 40 % des forages, soit environ 1 995 mètres répartis sur dix trous. Neuf trous sont prévus dans la zone C, et cinq autres viseront de nouvelles cibles régionales.

Ce programme d'exploration s'inscrit dans un accord plus large : Stellar AfricaGold peut acquérir jusqu'à 85 % du projet auprès de l'ONHYM, à condition d'engager 2,39 millions de dollars américains de travaux sur trois ans. La société souligne qu'une grande partie du domaine reste encore peu explorée, ce qui laisse entrevoir un potentiel important.

Le calendrier dépend désormais de la mise en place du prestataire de forage. L'entreprise a lancé un appel d'offres auprès de sociétés spécialisées et prévoit un démarrage des travaux avant la fin du mois d'août. Si les premiers sondages confirment les structures minéralisées recherchées, une marge d'extension d'environ 5 % pourra être utilisée pour approfondir les recherches.