Une nouvelle preuve de l'attractivité du sous-sol marocain. Le groupe minier canadien Aya Gold & Silver a annoncé jeudi avoir acquis un vaste portefeuille de droits d'exploration au Maroc, réparti sur trois projets distincts.
Pourquoi c'est important ? Parce que cela montre que des sociétés étrangères continuent d'investir dans la prospection minière au Royaume, malgré les formalités administratives encore en cours. Concrètement, cet achat donne à l'entreprise la possibilité de chercher des métaux précieux et stratégiques dans le sud du pays.
Selon Barlamane, la société, cotée à Toronto et aux États-Unis, a déboursé 10 millions de dirhams pour obtenir ces droits. En plus de ce paiement initial, les vendeurs pourraient toucher des sommes supplémentaires si les projets atteignent certains objectifs, et même une redevance de 2 % sur les revenus si une production commerciale voit le jour. Cette redevance pourrait d'ailleurs être rachetée par Aya Gold & Silver plus tard.
Les trois zones concernées sont Zagora, Agadir-Melloul et Goulmim. Chacune a son propre potentiel géologique : à Zagora, on espère trouver du nickel, du cobalt, du plomb, du zinc, de l'argent et de l'or. À Agadir-Melloul, l'accent est mis sur le cuivre, l'argent, l'or et des terres rares. Enfin, Goulmim pourrait receler du plomb, de l'argent, du cuivre et de l'or.
La société affirme que des indices de minéraux ont déjà été observés sur place, notamment dans la région de Bou-Azzer, connue pour son cobalt. Mais tout cela n'est que le début : des démarches administratives doivent encore être finalisées au Maroc avant que les travaux puissent commencer.




