La bonne nouvelle est tombée ce week-end pour le secteur marocain de l’outsourcing : le pays se classe 19e sur un nouveau palmarès mondial. Ce qui change par rapport aux classements habituels, c’est que celui-ci intègre la capacité des pays à utiliser l’intelligence artificielle.

Jusqu’ici, dans le classement de référence du cabinet Kearney (le Global Services Location Index), le Maroc occupait la 28e place mondiale. Mais dans ce nouveau Global Outsourcing AI Readiness Index, le pays gagne neuf places, passant à la 19e. Pourquoi ? Parce que cette étude, inédite, ne se contente pas de mesurer le coût ou la qualité des services : elle évalue aussi la préparation des destinations d’externalisation à l’ère de l’intelligence artificielle.

Selon Aujourd'hui le Maroc, qui rapporte l'information, la Fédération marocaine de l’externalisation des services (FMES) s’est félicitée de ce résultat. Son président, Youssef Chraibi, explique que le Maroc a choisi très tôt de faire de l’IA un atout, et non une menace, pour son industrie de services externalisés.

Concrètement, ce classement repose sur des atouts que le Maroc possède déjà selon la FMES : des talents reconnus dans les services, des infrastructures performantes et un écosystème engagé dans l’adoption de l’intelligence artificielle. L’idée, c’est que l’IA ne remplace pas les employés marocains, mais augmente leur valeur ajoutée. Ce positionnement, s’il se confirme, pourrait attirer encore plus d’entreprises étrangères cherchant à sous-traiter leurs services dans un pays capable d’intégrer les nouvelles technologies.