Le Maroc confirme son rôle de poids lourd dans le commerce des engrais : au mois de juin, il a livré pour 24,4 millions de dollars d’engrais à la Turquie, se hissant au deuxième rang des fournisseurs de ce pays, juste derrière la Chine.

Ce chiffre, issu des données de l’Institut turc de la statistique (TÜİK) compilées par Barlamane.com, montre que le Maroc reste un acteur incontournable sur ce marché. Pour comprendre : les engrais sont des produits essentiels pour l’agriculture, car ils enrichissent les sols et augmentent les rendements des cultures. La Turquie, avec son importante agriculture céréalière, en importe massivement.

En juin, la Chine arrive en tête avec 25,5 millions de dollars, soit seulement 1,1 million de plus que le Maroc. Cela signifie que les deux pays sont presque à égalité, ce qui place le royaume en concurrence directe avec des fournisseurs aux profils différents : la Chine se spécialise dans les engrais composés, tandis que la Russie, troisième avec 19,9 millions de dollars, mise sur des produits issus de son gaz et de ses mines de potasse.

La Russie a d'ailleurs connu une forte progression en juin, avec des exportations multipliées par 4,2 sur un an et par 1,7 par rapport à mai. Mais sur l'ensemble du premier semestre, ses livraisons à la Turquie ont baissé de 3 % par rapport à l'année précédente, atteignant 182,3 millions de dollars. Le rebond de juin n'a donc pas effacé le recul enregistré depuis janvier.

Derrière ce trio, le Turkménistan (8,04 millions de dollars) et Oman (6,4 millions) complètent le peloton de tête.

Pour le Maroc, ces exportations s'appuient sur le groupe OCP, une entreprise publique qui exploite les plus grandes réserves mondiales de roche phosphatée et fournit une large gamme d'engrais phosphatés à de nombreux marchés, notamment en Afrique, en Amérique latine et en Asie. La Turquie, avec son agriculture céréalière, est donc un client important pour ce secteur stratégique marocain.