En 2026, l'État marocain a davantage d'argent dans ses caisses qu'un an plus tôt. Selon les données publiées par la Trésorerie Générale du Royaume (TGR), les recettes ordinaires ont augmenté de 8,3% à fin juillet. Derrière ce chiffre, ce sont principalement les impôts payés par les entreprises et les ménages qui ont alimenté la croissance.
Pour comprendre ce que cela signifie, il faut savoir que les recettes ordinaires sont l'ensemble des revenus que l'État encaisse sans emprunter : les impôts directs (sur les sociétés, sur les revenus), les taxes indirectes (comme la TVA prélevée sur les achats), les droits de douane perçus sur les importations, et les recettes dites non fiscales (par exemple les revenus des monopoles).
D'après Challenge, qui relaie le bulletin mensuel de la TGR, ces recettes se sont établies à 261 milliards de dirhams à fin juillet 2026, contre environ 241 milliards un an plus tôt. La hausse est principalement portée par les impôts et taxes : les recettes de la fiscalité douanière (droits de douane, TVA à l'importation, taxe sur les tabacs) ont progressé de 13,3%, et la fiscalité domestique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu, TVA intérieure) de 12,8%.
Deux exceptions viennent toutefois tempérer ce tableau : les recettes non fiscales ont chuté de 23,2%, notamment en raison d'une forte baisse des versements des comptes spéciaux au budget général, et des recettes liées à la dette. En clair, l'État a moins compté sur des sources ponctuelles de revenus, mais davantage sur la fiscalité.
Au total, les recettes ordinaires nettes (après remboursements et dégrèvements fiscaux accordés aux contribuables) ressortent à 248,2 milliards de dirhams, en hausse de 8% sur un an. C'est un signal positif pour les finances publiques, même si le taux de réalisation par rapport aux prévisions de la loi de finances s'affiche à 62,2%, légèrement en dessous des 65,6% enregistrés à la même période en 2025.




