La liste des fournisseurs automobiles installés au Maroc s'allonge encore. Un équipementier chinois vient de franchir une étape clé pour son usine près de Tanger, confirmant l'attractivité du royaume auprès des géants mondiaux du secteur.

Pour comprendre ce que cela change, il faut savoir que le Maroc est déjà l'un des principaux producteurs de voitures d'Afrique. Derrière les usines d'assemblage, une foule de petites entreprises fabriquent les pièces détachées. C'est précisément dans ce rôle que s'inscrit ce nouveau venu venu d'Asie.

Le groupe en question, Ningbo Gaofa Automotive Control System, conçoit des composants techniques pour véhicules comme des pédales électroniques ou des câbles. Selon les informations publiées par la Bourse de Shanghai (la place financière où l'entreprise est cotée) et rapportées par Barlamane, sa filiale marocaine est désormais officiellement enregistrée. Les documents officiels fixent son implantation dans une zone dédiée aux activités industrielles près de Tanger.

Ce qui rend ce projet notable, c'est son lien avec les grands noms de l'automobile. Ses activités au Maroc sont portées par des contrats passés avec des constructeurs comme Renault et Stellantis, qui produisent déjà des véhicules dans le royaume. Installer une usine à proximité de leurs lignes de montage réduit les délais et les coûts de livraison des pièces.

Le chemin n'a pas été instantané : l'autorisation initiale de cet investissement remonte à l'été dernier, mais il a fallu plusieurs mois pour obtenir les validations locales et finaliser l'achat du terrain. C'est une procédure courante pour ce type de projet industriel, qui doit répondre aux exigences administratives du pays d'accueil.

Concrètement, cette installation représente un investissement en millions d'euros pour construire l'usine et acheter les machines. Elle illustre une tendance : le Maroc s'impose progressivement comme une porte d'entrée pour les équipementiers asiatiques qui veulent fournir les usines européennes de Renault et Stellantis.