Les investissements étrangers au Maroc ont bondi de près d'un tiers au premier semestre, signe d'une confiance accrue des investisseurs
Les investissements directs étrangers (IDE) sont des capitaux qu'une entreprise ou un particulier d'un pays place dans une entreprise d'un autre pays, par exemple pour créer une usine, acheter des machines ou prendre une participation. Au Maroc, leur flux net a atteint 26,16 milliards de dirhams entre janvier et juin, selon l'Office des changes, qui a publié ces données vendredi 31 juillet.
Cette progression de 31,5% par rapport à la même période l'an dernier signifie que le Maroc attire davantage d'argent de l'étranger qu'il n'en voit repartir. Concrètement, cet argent finance des projets, crée des emplois et soutient l'économie locale.
Les recettes issues de ces investissements (l'argent qui entre) ont augmenté de 14,4% pour atteindre 33,91 milliards de dirhams. Dans le même temps, les dépenses liées aux investissements étrangers (l'argent qui sort) ont reculé de 20,5%, s'établissant à 7,75 milliards de dirhams. Cette double dynamique explique la hausse du flux net, qui était d'environ 19,9 milliards de dirhams un an plus tôt.
En parallèle, les investissements marocains à l'étranger ont aussi progressé, atteignant 5,71 milliards de dirhams, avec des dépenses en hausse de 50,9%.
D'après Barlamane, qui a relayé les chiffres de l'Office des changes, cette évolution traduit un écart croissant entre ce que les étrangers investissent au Maroc et ce que le pays dépense à l'étranger. Pour le lecteur non spécialiste, il faut retenir que l'argent entre plus qu'il ne sort, ce qui est généralement perçu comme un indicateur positif pour l'attractivité du pays.
Pour plus de détails sur les composantes de ces flux, vous pouvez consulter l'article de Barlamane : Le flux net des investissements étrangers progresse de 31,5 % à 26,16 milliards de dirhams au premier semestre.




