Bonne nouvelle sur le papier, mais prudence dans le détail : l'organe consultatif officiel du Maroc constate une accélération de la croissance économique en 2025, tout en pointant des faiblesses qui ne disparaissent pas.
Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) — une institution qui donne son avis sur les politiques publiques au Maroc — a publié son rapport annuel. Ce document fait le point sur la situation du pays et propose des recommandations, en se présentant comme le point de vue de la société civile organisée.
Selon Aujourd'hui le Maroc, la croissance économique marocaine a atteint 4,9 % en 2025, contre 4,4 % en 2024. Cette amélioration est principalement due à un rebond conjoncturel : le secteur agricole s'est repris, certaines branches non agricoles à forte valeur ajoutée ont bien évolué, et les investissements dans les infrastructures se sont poursuivis.
Mais le rapport ne s'arrête pas là. Il prévient que des fragilités structurelles demeurent. La croissance reste très dépendante des conditions climatiques, le tissu productif évolue à des rythmes différents selon les secteurs, le modèle de croissance n'est pas encore assez inclusif, et il existe des déséquilibres territoriaux.
Le contexte international était pourtant difficile en 2025 : tensions géopolitiques persistantes, mesures protectionnistes accrues, incertitudes sur les marchés financiers et les matières premières. Malgré cela, l'économie mondiale a plutôt bien résisté, avec une croissance stable dans les économies avancées, émergentes et en développement, et une amélioration du commerce mondial.
En résumé : le Maroc va mieux sur le plan économique, mais l'organe consultatif rappelle que les bases de cette croissance restent fragiles. Le rapport annuel du CESE sert aussi à orienter les politiques publiques — c'est un document de référence pour comprendre les forces et faiblesses du pays.




